
Le Volontariat a depuis longtemps le souci de donner un sens de la nature aux jeunes du programme Nila Illam, enfants issus des trottoirs de la ville ou enfants de la communauté de gitans qui voient la nature avec l’instinct de chasseur, hérité de leurs parents.
Les possibilités offertes par la ferme de Touttipakkam sont
déjà grandes avec les nombreux et différents arbres, les diverses cultures, les fleurs, les vaches et chèvres, les animaux de la basse cour, les 2 ânes, etc. Mais, l’idée était de cultiver avec les enfants des plantes décoratives ou potagères dont ils seraient responsables, aidés en cela par Kasthuri, ex-parrainée, jeune diplômée de l’école d’agriculture de Pondichéry. Des essais avaient déjà été réalisés, mais l’opportunité d’aller plus avant dans ce projet a pu se concrétiser avec la venue de volontaires européens restant le temps suffisant pour l’initier.
L’objectif du projet ne peut être l’autosuffisance totale en légumes de la ferme puisque les légumes, de consommation journalière, comme pommes de terre, carottes, etc., ne peuvent pas pousser à TTK, il s’agit essentiellement d’un programme éducatif.
« Nous [les volontaires européens] avons rejoint le projet de jardin potager en janvier 2010 . Tout le projet est basé sur le respect de l’environnement, de l’humain et de la biodiversité locale.
Les graines, biologiques, ont été achetées au Jardin botanique d’Auroville afin de garantir une qualité et une traçabilité parfaites des légumes qui nourriront les enfants.
A notre arrivée, nous avons préparé de nouveaux semis afin de
compléter le travail que Kasthuri avait déjà commencé. Nous avons essayé d’améliorer la terre de la parcelle de 300 m2 dédiée au jardin potager. Des canaux d’irrigation ont été creusés, jusqu’à obtenir plusieurs lits où sont plantés (ou semés) les légumes : tomates, piments, légumineuses, plusieurs variétés d’épinards, etc.
Nous assurons avec Kasthuri la sensibilisation des enfants et des adultes de la ferme au respect de l’environnement ; des améliorations sensibles concernent, par exemple, le tri des déchets et la gestion des déchets plastiques ».
Il est indispensable que ce programme continue après ce coup de pouce donné par les volontaires et qu’il soit intégré dans les actions menées régulièrement par les travailleurs sociaux responsables