Le centre SOURIYA, « Soleil », accueille régulièrement, de jour et de nuit, entre 10 et 20 ados en difficulté. Certains travaillent, d’autres sont en apprentissage (à Liège menuiserie, à Uyarvu ou à l’extérieur), d’autres enfin ont pu être scolarisés.
Souriya est un centre qui doit leur permettre :
de trouver un minimum de commodités (un toit, se laver, laver son linge, manger, dormir, avoir des activités saines en commun,…).
De se sortir des mauvaises habitudes apprises dans la rue.
De pouvoir réfléchir à un futur avec l’aide des travailleurs sociaux.
De le bâtir par un apprentissage au sein du Volontariat (Uyarvu, menuiserie, ..) ou à l’extérieur.
Surtout d’être vus et considérés comme des êtres humains et non comme des délinquants.
Croiser un regard qui ne le juge pas, parler d’un avenir qui n’est pas la rue, pouvoir faire confiance sont sans doute ce qui peut motiver un jeune à faire l’effort nécessaire de se sortir d’une vie facile, au jour le jour, pour le chemin plus difficile que le Volontariat lui propose.
Depuis 2006, la notion de départ d’accueil d’enfants des rues s’est élargie à d’autres catégories d’enfants en danger : garçon sans abri et vivant dans la rue, orphelin de père et/ou de mère, garçon ayant des problèmes de comportement, garçon démuni financièrement, venant de famille très pauvre et voulant suivre un apprentissage, garçon ayant rencontré de graves difficultés familiales (séparation ou divorce des parents, abandon, violences), garçon en danger d’abus sexuel, en milieu familial ou autre, handicapé physique sans toit, etc.
Pour cet accueil, le centre dispose, sur 3 niveaux, de :
au rez de chaussée, une pièce d’accueil, cuisine, douches et toilettes, le bureau du responsable.
A l’étage, 2 dortoirs, 2 chambres pour les permanents responsables, une pièce télévision qui peut servir de salle de classe et soutien scolaire.
Une grande terrasse permet de prendre l’air, faire sécher son linge et, éventuellement, faire de la culture physique.
Tout n’est pas rose et le taux de réussite est loin de 100% : ces garçons ont connu les difficultés de la rue, mais aussi les jouissances d’une vie sans références et sans barrières, aussi est-ce un travail de longue haleine qui est fait, spécifiquement, avec chacun d’eux et les échecs apparents sont nombreux. Mais l’évaluation d’une réussite se compte-t-elle uniquement en travail trouvé, en vie rangée ? Nul ne peut l’affirmer.