Le centre SOURIYA, « Soleil », accueille régulièrement, de jour et de nuit, des ados en difficulté. Certains travaillent, d’autres sont en apprentissage (à Liège menuiserie, à Uyarvu ou à l’extérieur), d’autres enfin ont pu être scolarisés.
Souriya est un centre qui peut leur permettre de :

Trouver un minimum de commodités (un toit, se laver, laver son linge, manger, dormir, avoir des activités saines en commun, etc), en un mot se structurer.
Se sortir des mauvaises habitudes apprises dans la rue.
Pouvoir réfléchir à un futur avec l’aide des travailleurs sociaux.
Bâtir ce futur par un apprentissage au sein du Volontariat (Uyarvu, menuiserie, etc..) ou à l’extérieur.
Surtout d’être vus et considérés comme des êtres humains et non comme des délinquants.
Croiser un regard qui ne le juge pas, parler d’un avenir qui n’est pas la rue, pouvoir faire confiance sont sans doute ce qui peut motiver un jeune à faire l’effort nécessaire de se sortir d’une vie facile, au jour le jour, pour le chemin plus difficile que le Volontariat lui propose.
Depuis quelques années, la notion d’accueil d’enfants des rues s’est élargie à d’autres catégories d’enfants en danger : garçons sans abri et vivant dans la rue, parfois handicapés, orphelins de père et/ou de mère, garçons ayant des problèmes de comportement, ou démunis financièrement, venant de familles très pauvres, garçons ayant rencontré de graves difficultés familiales (séparation ou divorce des parents, abandon, violences), parfois en danger d’abus sexuel, etc…
Pour cet accueil, le centre dispose, sur trois niveaux :
au rez de chaussée, une pièce d’accueil, cuisine, douches et toilettes, le bureau du responsable.
A l’étage, 2 dortoirs, 2 chambres pour les permanents responsables, une pièce télévision qui peut servir de salle de classe et soutien scolaire.
Une grande terrasse permet de prendre l’air, faire sécher son linge et, éventuellement, faire de la culture physique.
Les années ont passé mais, aujourd’hui comme depuis le début, des ados se présentent à Souriya. Nous essayons toujours que des liens se tissent à nouveau entre chaque garçon et sa famille. Certains sont scolarisés, d’autres sont en apprentissage à Liège menuiserie ou à l’extérieur. Le problème auquel nous faisons face est de préparer avec le jeune son avenir.
Tout n’est pas rose et le taux de réussite est loin de 100% : ces garçons ont connu les difficultés de la rue, mais aussi les jouissances d’une vie sans références et sans barrières, aussi est-ce un travail de longue haleine qui est fait, spécifiquement, avec chacun d’eux et les échecs apparents sont nombreux. Mais qui peut affirmer qu’un échec apparent sera définitif ?