Nos actions > Action humanitaire > Développement durable
Publié le vendredi 30 juin 2006, Modifié le mardi 24 février 2009

Le rôle d’une organisation comme le Volontariat, à buts social et de développement, est d’aider les personnes qui la sollicitent, à chercher ensemble une solution à leurs problèmes actuels, mais aussi (et surtout) à voir avec ces personnes comment améliorer leur futur et celui de leur famille.

C’est sous-entendu dans : « vivre aujourd’hui, en préparant demain ». Cette ligne de conduite peut se traduire différemment, selon les cas, mais elle fait intervenir l’outil (souvent utilisé abusivement) de la « conscientisation », pour un but de progrès « durable ». Cela est vrai dans les domaines de la santé, de l’emploi, de l’insertion dans la société, de l’habitat, etc. L’initiative individuelle est favorisée, mais le regroupement des personnes, tels qu’ en « self help groups », est préférable, car c’est alors le groupe qui s’autogère et contrôle l’initiative individuelle.

Santé : Nous mettons l’accent sur l’amélioration de l’hygiène (individuelle, collective, toilettes, nourriture, qualité de l’eau, etc.), les campagnes de sensibilisation (contre l’alcoolisme, les maladies sexuellement transmissibles, les maladies transmises par les moustiques, etc.), prévention, soins. Voir ces rubriques sur notre site.

Emploi : Un emploi stable reste la priorité pour l’équilibre d’une famille, aussi les travailleurs sociaux s’efforcent d’aider la personne à avoir un revenu régulier par le travail. Le Volontariat a aussi créé des centres d’apprentissage, crée des emplois dans la durée : développement de l’artisanat. Voir aussi ces rubriques sur le site.

Insertion dans la société de groupes ou d’individus marginalisés :
- par leur handicap : lépreux guéris, handicapés physiques ou mentaux légers
- par leur origine : enfants de communauté gitane
- par leur comportement parfois asocial : enfants des rues
- par leur âge et leur solitude : personnes âgées vivant sur les trottoirs

C‘est un travail éducatif de longue haleine, qui passe souvent par un emploi, et qui n’est jamais gagné une fois pour toutes.

Habitat : le Volontariat se soucie d’améliorer les conditions de logement des familles d’enfants parrainés, de celui de ses employés et de bien d’autres d’Oupalam et des quartiers environnants. Tous les ans, beaucoup de toits de huttes sont réparés, voire entièrement refaits, après enquête socio économique, avec une participation, si possible, de la famille.

[Ces huttes sont des logements très provisoires puisque la toiture de « keethus », feuilles de cocotier tressées, dure de 2 à 4 ans, sa charpente de bambou ou filao, environ 4 ans et les murs de terre s’effondrent vite quand le toit laisse passer l’eau. Le prix moyen d’une hutte, en 2009, est d’environ 10000 roupies (entre 150 et 200 euros), ces sommes semblent très basses selon les critères européens, mais souvent impossibles à rassembler par une famille pauvre, n’ayant pas de revenu fixe et qui, le plus généralement, n’économise rien. Une solution intermédiaire consiste en un toit en tôle d’acier, appelée "Brown sheet". Médiocre en isolation thermique, la tôle est plus chère, mais sa durée de vie est de 6 à 8 ans.]

Le Volontariat favorise donc la solution permanente d’une maison en dur pour ses employés, en ayant un programme de prêts au logement, sans intérêt, sous certaines conditions (notamment la production des documents de propriété du terrain). En 2009, la plupart du staff du Volontariat vit dans des maisons en dur.

Les autorités du Territoire de Pondichéry sont sensibilisées au problème de l’habitat en dur pour les plus pauvres (pour, notamment, diminuer la fréquence des incendies de huttes) et, par des subventions, permettent à certaines familles d’accéder à un logement décent et durable. Le Volontariat a participé à la reconstruction de maisons en dur dans un quartier ravagé par le feu en 2007. Le même programme commence pour un autre quartier, brûlé également en 2007. Voir rubrique VIDOU sur ce site.

1