
Lorsque le Volontariat a été créé, dans les années soixante, sous forme d’une association (enregistrée au Registrar Office du Territoire de Pondichéry en 1966), un Conseil d’administration (C.A.) et un Bureau ont été constitués avec diverses personnalités de la ville.
Pour en prendre la tête, Mademoiselle Suzanne Siauve, chercheur à l’Institut français d’Indologie de Pondichéry, amie de Madeleine et membre du CA du Volontariat, proposa alors la candidature de son ami et collègue la Pandit Bhatt.
C’était un érudit, spécialiste en textes anciens, écrits en Sanskrit. Avec le fondateur de l’Institut français, le Professeur Jean Filliozat et Suzanne Siauve, il a été le principal instigateur du développement et du rayonnement
international de l’Institut d’indologie. Hindou très religieux et pratiquant, il s’assura que les textes hindous ne s’opposaient nullement à ce qu’il participe à une action caritative, au sein d’une association qui accueillait, hier comme aujourd’hui, des gens déshérités, sans distinction de caste ou de religion.
Il participa de manière active au développement du Volontariat, assurant une présence journalière, le soir après son travail à l’Institut, jusqu’à sa retraite qu’il prit à Chennai, avec la famille d’un de ses neveux, qu’il hébergeait près du temple de Mylapore.
Il avait été nommé Président honoraire du Volontariat, à vie, en raison des services rendus pendant toutes ces années.
Il s’est éteint à Chennai le 18 juillet 2009, à l’âge de 88 ans, coupé depuis des années de ses sources intellectuelles et affectives (du Volontariat).
Monsieur Bhatt nous manque beaucoup et, au premier chef, à Madeleine avec laquelle il avait beaucoup partagé et montré que ce n’est pas une question de caste qui change le souci que l’on peut avoir de l’Autre.