
Les cours du soir, à Sakti Vihar, aident les jeunes à faire leurs devoirs et à apprendre leurs leçons. Le Volontariat utilise les services à temps partiel de professeurs et instituteurs. Ceux-ci sont choisis sur leurs compétences et leur psychologie.
Cette activité est très importante, car elle complète l’instruction reçue à l’école et permet aux enfants qui vivent dans des huttes, souvent sans lumière et avec des parents ou voisins parfois problématiques, de revoir leurs leçons et faire leurs devoirs.
Ce programme aide maintenant environ 600 à 700 enfants, tous les soirs. Pour accommoder ce grand nombre, les élèves viennent en 2 groupes,
les enfants des petites classes vers 17h jusque 18h15, les plus grands viennent ensuite. Chacun reçoit un verre de lait et un goûter avant le démarrage de la classe, puis ils sont pris en charge, par classe, par l’un des 15 enseignants recrutés à cet effet. Fait notable : un nombre de plus en plus grand de ces enseignants ont, eux même, été parrainés par le Volontariat et acquièrent ainsi une expérience précieuse pour leur futur.
Il s’agit bien d’un soutien scolaire, mais aussi l’occasion, lorsqu’ils sont rassemblés dans la cour ou par groupe dans leur classe, de leur donner un petit plus, les faire réfléchir, les ouvrir sur le monde.
L’examen de fin d’études secondaires peut être réussi, avec seulement des notions très basiques d’anglais. Or cette faiblesse leur ferme très souvent la porte des études supérieures, des études d’informatique et de la possibilité de sortir du Tamil Nadu. Le Volontariat, sensible à cette défaillance de son programme scolaire, complète la formation des plus grands, par des cours d’anglais, tant écrit que parlé, avec des professeurs qualifiés ou la venue de volontaires anglophones.
On pourrait s’étonner que tous les enfants parrainés, qui vont à l’école, ne suivent pas en totalité ces séances de soutien. Il y a plusieurs raisons à cela : une première est qu’ils sont répartis dans une trentaine d’écoles de la ville et que certaines de celles-ci organisent elles même des classes du soir, souvent obligatoires. Une deuxième raison est que, le Volontariat étant connu, nombre d’enfants parrainés habitent et vont dans des écoles trop éloignées de notre centre pour qu’ils puissent y venir, ne rentrant chez eux, souvent, qu’à la nuit tombée.