
La naissance d’un tel programme répond au désir du Volontariat d’apporter soins, chaleur humaine et sécurité à des personnes âgées, isolées, sans ressources et sans toit.
Les circonstances ont fait que ce programme a été réalisé en deux lieux géographiques différents : Amaidi Illam (maison de la paix et du repos), inclus dans le centre Selvanilayam, à Oupalam, reçoit depuis 2000 des personnes valides ou handicapées physiques ; Thendral Illam (la brise du large), devant l’Atelier Shanti, à Dubraypeth, reçoit, depuis 2002, d’anciens ouvriers, ex-lépreux, de l’Atelier Shanti, en retraite, mais trop handicapés pour vivre seuls, cf rubrique suivante.
Tout ceci a pu être réalisé grâce à l’appui financier d’un généreux donateur et ami, Monsieur Bernard Aubé [malheureusement disparu en décembre 2008].

La nécessité d’ouvrir une maison pour des personnes âgées découle d’un phénomène social récent. En effet, l’assurance retraite des pauvres, c’était la famille, la « joint family », où les anciens avaient leur place : or la société est de plus en plus éclatée, trop souvent indifférente et n’hésitant plus à abandonner ses parents. Un vieillard sans famille et sans ressources peut facilement se retrouver sans toit, surtout s’il est un ancien lépreux blanchi, car alors il est rejeté par tous.
Amaidi Illam essaye de leur apporter de l’affection et des soins. 24 chambres avec douche et W-C sont à disposition. La préférence est donnée aux plus pauvres, identifiés par les travailleurs sociaux. En janvier 2009, ils étaient 30 pensionnaires, dont une majorité de femmes, à bénéficier du programme.
Le docteur et le personnel soignant sont disponibles à tout moment pour répondre à leurs problèmes de santé. Les soins, la nourriture régulière, des conditions de logement souvent inconnues de beaucoup, l’affection de tous les transforment rapidement et certains sont capables, à leur tour, de rendre cette affection, notamment aux enfants qu’ils côtoient journellement. Parfois, mais rarement, le Volontariat arrive à retrouver la famille et favoriser le retour de l’ancien dans son milieu.
Bien sûr, nous enregistrons beaucoup de décès tous les ans, mais ce qui fait chaud au coeur de tout le monde est qu’ils meurent dans la dignité ; après une courte cérémonie, quelque soit leur religion, entourés des autres pensionnaires et du personnel du Volontariat, ils partent en paix vers le cimetière.