
En dehors de ses activités et de ses programmes habituels, le Volontariat et son personnel ont toujours répondu présents en cas de catastrophes naturelles ou familiales : tempêtes cycloniques, feux de huttes, accidents ou suicides et, à plus grande échelle, le Tsunami du 26.12.2004.
Tempêtes cycloniques et inondations : Celles-ci, heureusement moins fréquentes aujourd’hui qu’au début du Volontariat, peuvent être meurtrières et occasionnent des dégâts matériels très importants. Oupalam a connu, plusieurs fois en peu d’années, ces tempêtes qui laissent les gens vivant sous les huttes, sans abri, trempés et terrifiés. Aussi, une grande pièce au 1er étage avait été prévue lors de la construction du Community Centre, en 1967, comme abri pour les gens d’Oupalam.
Le dernier cyclone a frappé le Tamilnadu et Pondichéry fin novembre 2008 [cf ce site, Actualités, cyclone Nisha].
Incendies : Pendant longtemps, seul ou presque, le centre ville, ceint de ses boulevards, était construit en dur.

Les pauvres des banlieues-slums telles qu’Oupalam des années 60 à 90, vivaient dans des huttes sans eau ni électricité, structure en bambous ou filaos et toit de « Kithus », feuilles de cocotier tressées,. Les feuilles, bien sèches, du toit forment un combustible prêt à s’enflammer à la moindre étincelle du coin cuisine dans la hutte, ou à un geste maladroit avec la lampe à huile. Toutes les huttes voisines s’enflamment alors, laissant les familles totalement dépourvues [cf sur ce site Actualités, incendies de huttes en juillet 2006 et 2007 à Vandrapet].
Pour toutes ces catastrophes par l’eau, le vent ou le feu, surtout quand elles se passent dans le voisinage d’Oupalam et qu’elles impliquent des familles d’enfants parrainés, les équipes du Volontariat interviennent rapidement, donnent les premiers soins médicaux, consolent et servent des repas à tous, le temps nécessaire, coordonnant, si possible, leur action avec les autres intervenants gouvernementaux ou privés.
Les familles qui possédaient la parcelle sur laquelle était construite la hutte ont pu recevoir une aide publique, conditionnée à une reconstruction de maison en dur. Quand la famille a un enfant parrainé, le Volontariat participe à la construction.
Accidents et suicides : : Les uns et les autres sont, hélas, nombreux et le Volontariat est là pour consoler, s’occuper des enfants (parfois confiés, pour un temps, aux personnes âgées d’Amaidhi Illam), tenter de dénouer les problèmes familiaux qui ont débouché sur le drame. La priorité, en cas d’enfants orphelins, est de trouver avec leur éventuelle famille la moins mauvaise solution pour le futur des petits : elle est souvent d’aller rejoindre les enfants de Nila Illam à la ferme.
Tsunami : Cette catastrophe a dépassé tout ce que nous avions vécu auparavant. Les programmes de réhabilitation sont quasi terminés en 2009.
Dans tous les cas, l’aide d’urgence dure peu de temps, mais elle doit se faire très rapidement et avec efficacité, c’est ce que, à notre niveau de responsabilité et avec nos moyens, nous essayons de faire.